Règlements et bonnes partiques

Cadre Général

Bar_reglementationLa pêche maritime de loisir peut s’exercer : À partir de navires ou embarcations, autres que ceux titulaires d’un rôle d’équipage de pêche. En action de nage ou de plongée. À pied sur le domaine public maritime, ainsi que sur la partie des fleuves, rivières ou canaux où les eaux sont salées. Le produit de cette activité de pêche est destiné à la consommation exclusive du pêcheur et de sa famille. Sont interdits la vente et l’achat des espèces pêchées. Toute infraction à ces interdictions est susceptible d’entraîner des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à 22 500 euros. L »exercice de cette activité est soumis aux dispositions applicables à la pêche professionnelle en ce qui concerne : La taille minimale des captures autorisées. Les caractéristiques et conditions d’emploi des engins de pêche. Les modes et procédés de pêche..

La pêche maritime de loisir

Connaissance et respect du milieu Les principales espèces pêchées Les mollusques les plus souvent rencontrés sur l’estran et faisant l’objet d’une pêche à pied peuvent se classer en 3 grandes catégories : Bivalves : fouisseurs (palourdes, coques, couteaux, praires, amandes, etc.), non fouisseurs (huîtres, moules, coquilles St Jacques, etc.). Gastéropodes : ormeaux, bulots, bigorneaux, patelles. Céphalopodes : seiches et calamars. Les crustacés les plus courants faisant l’objet d’une pêche de loisir sont au nombre de 6 : La crevette grise. Le bouquet. L’étrille. L’araignée de mer . Le tourteau. Le homard. Les autres espèces : Les poissons : les principales espèces pêchées sont le bar, la sole, la plie, la dorade, le lieu, le maquereau, le congre et le lançon. Les oursins. Informations utiles sur les poissons Les poissons possèdent des moyens de défense qu’il convient de connaître avant de les immobiliser pour enlever un hameçon, afin d’éviter tout risque de blessure. A titre d’exemple : Les bars ont des épines cachées dans les nageoires et des « rasoirs » entre les yeux et les ouïes. Les raies ont des épines agressives sur le dessus du corps. Les vives ont des dards qui injectent un venin très douloureux. Les congres et les murènes ont des mâchoires puissantes. De manière générale, il est conseillé de manipuler les poissons qu’on ne connaît pas avec beaucoup de précaution. Pour une pêche responsable Respecter l’environnement (ex : remettre les pierres retournées dans leur position initiale). Ne pas laisser de déchets sur l’estran. Respecter les autres usagers (ex : en cas de pêche depuis la digue, ne pas lancer en direction des bateaux qui passent) . Respecter les installations professionnelles (bouchots, tables à huîtres, casiers, etc.) . Ne conserver que les poissons dont la taille est réglementaire . Pêcher le nombre de poissons suffisant à vos besoins personnels. Respecter la période de repos biologique.

La pêche maritime de loisir en bateau

Généralités La pêche maritime de loisir en bateau, amenant à la capture des animaux et la récolte des végétaux marins, en mer et dans la partie des fleuves, rivières, étangs et canaux où les eaux sont salées, est exercée à partir de navires ou embarcations autres que ceux titulaires d’un rôle d’équipage de pêche. Engins autorisés par bateau Les seuls engins autorisés sont les suivants : 2 palangres munies chacune de 30 hameçons maximum. 2 casiers. 1 foëne. 1 épuisette ou « salabre ». Sont autorisés la détention et l’usage : De lignes gréées, sous condition que l’ensemble des lignes utilisées en action de pêche soit équipé au maximum de 12 hameçons (un leurre étant équivalent à un hameçon);. En Méditerranée, d’une grapette à dents. En mer du Nord, Manche ou Atlantique, d’un filet maillant carré ou d’un filet trémail (longueur maximale : 50 mètres, hauteur maximale : 2 mètres) en pêche, sauf dans la partie des eaux salés des estuaires et des embouchures des fleuves et rivières en amont d’une limite fixée par arrêté du ministre chargé des pêches maritimes. En Bretagne, Pays de la Loire et Aquitaine, d’un carrelet par navire et de 3 balances par personne embarquée. Sont interdits la détention et l’usage à bord des navires et embarcations de : Vire-casier. Vire-filet. Treuil. Potence mécanisée ou mécanisme d’assistance électrique ou hydraulique permettant de remonter les lignes de pêche et engins de pêche à bord. Sont toutefois autorisées la détention et l’utilisation d’engins électriques de type vire-lignes électriques ou moulinets électriques, dans la limite de : trois engins électriques par navire. d’une puissance maximale de 800 watts chacun.

Les tailles minimales

Atlantique Manche Mer du Nord Poissons Coquillages et crustacés Cabillaud 35 cm Eglefin 30 cm Lieu noir 35 cm Lieu jaune 30 cm Merlu 27 cm Cardine 20 cm Sole 24 cm Plie 22 cm Merlan 27 cm Lingue 63 cm Lingue bleue 70 cm Bar 36 cm Anchois 12 cm 10 cm (zone IX a du CIEM) Maquereau 20 cm 30 cm (mer du Nord) Hareng 20 cm Chinchard 15 cm Sardine 11 cm Espadon 125 cm Barbue 30 cm Flet 20 cm Mulet 30 cm Orphie 30 cm Sar 25 cm Germon 2 kg Turbot 30 cm Thon rouge 115 cm (30 kg) Couteau 10 cm Vanneau 4 cm Araignée de mer 12 cm Palourde 4 cm Palourde japonaise 4 cm Tourteau 13 cm (au nord du 48° parallèle Nord) 14 cm (au sud du 48° parallèle Nord) Coquille SaintJacques 10 cm 10,2 cm (zone CIEM VII e et gisements de Bretagne Sud) 10,5 cm (rade de Brest et pertuis charentais) Praire 4,3 cm Palourde rouge 5 cm Homard 8,5 cm Mactre solide 2,5 cm Olives de mer 2,5 cm Buccin 4,5 cm Langoustine 9 cm (zones CIEM VIII a, VIII b, VIII d et VIII e) Clovisse 4 cm Coque 3 cm (gisement de la baie de Somme, région Basse-Normandie, gisement de la Baule) Huître plate 6 cm Huître creuse 5 cm Oursin (piquants exclus) 4 cm 5,5 cm (Bretagne) Moule 4 cm Ormeau 9 cm Bouquet 5 cm (Bretagne, Basse-Normandie, baie de Granville) Palourde rose 3,8 cm Vénus 2,8 cm Vernis 6 cm Méditerranée Poissons Coquillages et crustacés Bar 25 cm Sparaillon 12 cm Sar à museau pointu 18 cm Sar commun 23 cm Sar à tête noire 18 cm Anchois 9 cm Mérous 45 cm Marbré 20 cm Merlu 20 cm Rougets 11 cm Pageot acarné 17 cm Dorade commune 33 cm Pageot rouge 15 cm Pagre commun 18 cm Cernier atlantique 45 cm Sardine 11 cm Maquereau 18 cm Sole commune 20 cm Dorade royale 20 cm Chinchards 15 cm Thon rouge 115 cm Homard 30 cm (longueur totale LT) 10,5 cm (longueur céphalothoracique LC) Langoustine 2 cm (LC) 10,5 cm (longueur céphalothoracique LC) Langouste 9 cm (LC) Crevette rose du large 2 cm (LC) Coquille SaintJacques 10 cm Palourde européenne 3,5 cm Praire 2,5 cm Coque ou hénon 2,7 cm Huître creuse 6 cm Huître plate 6 cm Oursin (piquants exclus) 5 cm (en mer) 3,5 cm (en étang) Palourde jaune ou clovisse 3 cm Tellines 2,5 cm Mayotte Poissons Coquillages et crustacés Langouste 18 cm

Bonnes pratiques

En début de saison Avoir à bord le matériel de sécurité obligatoire. Penser à changer les fusées et les extincteurs si les dates de péremption sont dépassées. Le radeau de sauvetage doit être révisé si besoin. Concernant les gilets de sauvetage, ils doivent être sortis de leur emballage et le nom du bateau doit être écrit dessus. Pour les gilets autogonflants (VFI), vérifier la date de révision conseillée par le fabricant. A bord, chaque chose doit être à sa place, le bon ordre est gage de rapidité et d’efficacité en cas de besoin. Vérifier les piles du feu à retournement et de la lampe torche. Laisser à bord des piles neuves. Pour se rendre au bateau En cas d’utilisation d’une annexe, il est conseillé de porter un gilet de sauvetage, pour éviter tout risque de noyade en cas de chute. Les bottes ou les waders sont à proscrire dans les annexes et sur le bateau, pour des raisons de sécurité. Avant de prendre la mer : Il convient de s’assurer du respect de quelques mesures supplémentaires de prudence : Ne pas prendre la mer sans avoir consulté un bulletin de météo marine. Consulter en la matière les capitaineries, la VHF en mer à moins de 30 miles des côtes, votre téléphone ou Internet. Le nombre de personnes à bord ne doit pas dépasser le maximum autorisé par le constructeur (à voir sur la plaque signalétique du bateau). L’emplacement et le fonctionnement du matériel de sécurité ainsi que le moyen d’entrer en contact avec les secours doivent être portés à la connaissance de l’équipage. Chaque personne doit disposer d’un gilet adapté à sa taille et savoir le mettre rapidement. Éviter les vêtements à boutons. Avoir à bord les documents du bateau (acte de francisation, licence de station radio et CRR si VHF) mais aussi de l’équipage (carte d’identité ou passeport, si la navigation s’effectue dans les eaux internationales). Toute personne qui prend la barre du bateau doit présenter, en cas de contrôle, le permis correspondant au bateau et à la zone de navigation. Avant d’appareiller : Il convient de s’assurer du respect de quelques mesures supplémentaires de prudence : Le niveau d’huile, le niveau du liquide de refroidissement, la propreté du décanteur et le niveau du carburant en fonction de la sortie prévue. Prévoir une marge de sécurité. La réglementation autorise une réserve de 20 litres en plus de la ou des nourrices spécialement conçue pour recevoir le carburant. La propreté de la cale : la présence d’eau ou des traces d’huile sont des indicateurs de fuite. Rechercher leur origine. La fermeture du robinet de gaz. L’évacuation de l’eau de refroidissement du moteur juste après le démarrage du moteur. Le niveau de charge des batteries et le bon fonctionnement de tous les circuits électriques. Le fonctionnement de la VHF. La température du moteur. En mer : Respecter les règles de route et de navigation. Il convient notamment de : : Respecter la vitesse maximale affichée dans les chenaux et dans la bande littorale des 300 mètres. Ne pas gêner les professionnels dans leur travail. Faire attention près des côtes aux bouées signalant des casiers ou des filets, aux installations conchylicoles, et au large faire attention aux engins de pêche des professionnels et à leur bateau. Effectuer une veille fréquente si la navigation est sous pilotage automatique. La sécurité : Une avarie, un accident ou un problème médical peuvent survenir, en dépit des mesures de précaution adoptées. Il convient de prévenir les secours. Dans tous les cas, conserver son calme et informer l’équipage sur la conduite à suivre. Ne pas quitter le bateau sans être certain qu’il va couler ou qu’il va brûler, mais anticiper pour prévoir une possible évacuation. Demander de l’aide en fonction du matériel de communication disponible. La VHF est le moyen le plus efficace, dans la mesure où des bateaux proches de votre localisation peuvent intervenir rapidement. Avec une VHF, si vous disposez d’une VHF ASN, appuyez sur le bouton de détresse, sinon émettez un message de détresse sur le canal 16. Ce message contiendra dans l’ordre : Les mots : o MAY DAY- MAY DAY- MAY DAY : si vous êtes en détresse (vie en jeu). o PAN- PAN – PAN : dans le cas d’une urgence grave. o SECURITE- SECURITE- SECURITE : pour les messages de sécurité. ICI ….(suivi du nom du navire répété 3 fois) MAYDAY suivi du nom du navire (n°MMSI facultatif en audio). Votre position. Nature de la détresse. Aide requise. Le nombre de personnes à bord. A moins de 30 miles des côtes, votre message sera reçu par le CROSS qui prendra contact avec vous. Au-delà, des bateaux proches pourront vous porter assistance ou relayer votre appel. En cas d’urgence médicale, appeler le Centre de Consultation Médicale Maritime (CCMM) : Depuis votre téléphone portable, au 05.34.39.33.33 Depuis votre VHF : sur le canal 70 (appel sélectif numérique) ou sur le canal 16 (PAN PAN Médical). Comportement au port et au mouillage : Dans un port : Demander à la capitainerie (VHF canal 9) l’attribution d’un emplacement. Utiliser ses amarrages, en évitant de surcharger les taquets. L’étrave, l’ancre ou le balcon ne doivent pas dépasser l’aplomb des pontons. Ne pas encombrer les pontons avec le matériel de pêche ou autres objets. Ne pas gâcher l’eau et ne pas laisser de tuyau installé en permanence. Ne pas laisser d’appareil de 220 V sous tension sans surveillance (risque d’incendie). L’utilisation d’un chauffage électrique est interdit sur les bateaux inhabités l’hiver. Informer la capitainerie de son départ et de la durée de l’absence, pour faciliter la gestion de l’emplacement. Dans un port : Respecter les zones interdites et ne pas utiliser les bouées de mouillage privées sans l’accord des propriétaires. Ne pas mouiller dans les chenaux. Favoriser les fonds sableux pour jeter l’ancre, plutôt que sur les herbiers. Respecter les distances nécessaires par rapport aux voisins, pour éviter tout risque de collision en cas de changement de sens du vent. Calculer la longueur du mouillage en fonction des fonds.

 

Publicités
Cet article a été publié dans Plaisance motorisée. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s